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Untouched : Egypt’s Revolution in Graffiti

Aujourd’hui un livre Anglais, celui de Rasha SABER. Inutile de bien comprendre l’anglais pour apprécier les photos de graffiti témoignant des idées de ceux qui se sont exprimés lors du fleurissement des printemps arabes en 2010. Le livre se parcours, se lit, s’approfondit, se médite, se garde…

ON M’APPELAIT EL CRISTO

Cristobald, l’Andalou, est probablement le dernier à pouvoir témoigner de ce chapitre de notre histoire. Il a dix ans quand l’éphémère seconde république espagnole est proclamée en 1931.

À 14 ans, il s’engage à ses côtés et, en 1936, quand elle est attaquée par les troupes fascistes des phalanges espagnoles et de Franco, il prend part à la lutte avec ses frères, son père, et tant d’autres de ses compatriotes. Sa famille et lui feront partie de ces centaines de milliers de républicains espagnols obligés de fuir la dictature. Parqué sur les plages languedociennes, enrôlé dans les GTE, c’est tout naturellement qu’il rejoint les guérilleros des maquis béarnais dans la résistance au fascisme et à l’occupation allemande.

Que reste-il dans la mémoire collective des actes de bravoure de ces résistants espagnols ? Ultime survivant des guérilleros béarnais, Cristobald Andrades a voulu raconter son histoire pour rendre un dernier hommage à ses compagnons, pour qu’ils ne restent pas les oubliés de l’histoire.

L’ECHAPPER BELLE…

Entre biographie et mémoires, ce récit est celui des 85 années de la vie d’un homme dans le XXe siècle. Une vie somme toute plutôt réussie alors qu’elle était mal engagée. Déposé un jour de ses sept ans dans une ferme du Béarn, sans instruction son destin était tout tracé… En 1945, à l’âge de 20 ans, ce sera le départ vers l’Indochine française avec les troupes levées par le général de Gaulle.

Rentré en France en 1968 avec sa femme et ses quatre enfants, il prendra de plein fouet le décalage culturel et le mépris réservé par certaines franges de la population française aux rapatriés d’Indochine.

Il pensait à ce travail de mémoire depuis quelque temps déjà et finalement l’a engagé pour partager avec les autres la richesse de sa vie. L’histoire est belle : alors qu’il est en train d’écrire les derniers mots, il obtient enfin les nouvelles qu’il espérait tant.

Jacques Warryn « écrit ses souvenirs […] afin que soit préservé le devoir de mémoire ».   – La République

Homme de volonté, en rien résigné, il a décidé très jeune que sa vie serait celle qu’il se construirait.

Décoré de deux des plus prestigieuses médailles militaires – la Croix de guerre et la Médaille militaire décernée en 2008 – il l’a été également en tant que civil, tant par la France que par le Vietnam. Des autorités françaises, il a été décoré en 1965 de l’ordre national du mérite que venait tout juste de créer le général de Gaulle, et des mains du Premier ministre vietnamien il a reçu la médaille du Mérite et la médaille de la Santé et de l’Action sociale en 1968. Entre autres…